Pierre Pelletier

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Entrée de la commune de St-Martin-de-Fraigneau
Photo : © Collection privée de Pascal Pelletier. 

 

Autres sections à visiter :

La saison chaude, propice à la navigation, transporta plus d'un Pelletier depuis la Perche, la Beauce, l'Aunis, la Franche-Comté, le Poitou, L'Orléanais et la Normandie vers la colonie de la Nouvelle-France. 

Parmi tous ces Pelletier hommes et femmes dont la plupart venaient des régions de l'ouest de la France, il en est un, Pierre, qui quitta le port de la Rochelle vers la fin des années 1650 pour émigrer en Nouvelle-France.

Pierre Pelletier est le fils de Jehan Pelletier et de Andrée Pouvereau. Il est né le 24 août 1634 à Saint-Martin-de-Fraigneau au Poitou.

 

Concession de Terre


La veille de son mariage, soit le 9 décembre 1671, Pierre Pelletier acquit de Denis Joseph Ruette d'Auteuil la terre où il allait demeurer à Neuville en compagnie de sa nouvelle épouse Françoise Trochet.

Cette concession de terre comportait deux arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent par quarante arpents de profondeur bornée d'un côté par la terre concédée à Étienne Magnan et de l'autre côté par celle de Noël Merlin, d'un bout sur le fleuve Saint-Laurent et à l'autre bout jusqu'à la ligne qui déterminera la profondeur des terre de la Seigneurie de Dombourg. 

Cette Seigneurie de Dombourg (aujourd'hui Neuville) appartenait au seigneur Jean Bourdon qui en avait cédé une partie au Sieur d'Auteuil.

Cette concession faite aux charges, clauses et conditions suivantes : à savoir, la dite partie (Pierre Peltier) ou ses héritiers, devront payer au Sieur d'Auteuil ou à ses héritiers, à chaque année, en leur domicile de la seigneurie de Dombourg, vingt Sols de rente pour chaque arpent de front et de deux chapons vifs et six deniers de cens pour toute la superficie de la dite concession. Les dits Cens et Rentes, toutes portant Lots et vente, saisis et amande, suivant la Coutume de Paris, prévôté et vicomté de Paris ; de tenir feu et lieu (bâtir et habiter) sur la dite concession par lui ou par d'autre dans l'an au jour de la date des présentes, (avoir fini de construire sa maison durant l'année courante et l'habiter ou y mettre un engagé) comme aussi d'exécuter de point en point chacune pareilles clauses et conditions et soumissions portées et exprimées aux titres des concessions des habitants et tenanciers de la dite seigneurie de Dombourg, dont il (Peltier) est au courant, en est satisfait, et promet de les exécuter dans tout leur contenu au profit du dit Sieur d'Auteuil ou de ses héritiers, le cas échéant (si d'Auteuil mourait).

Comme le Sieur d'Auteuil avait fait exécuter certains travaux soit le défrichage et autres, Pierre Pelletier s'engagea à payer la somme de 150 livres «tournoi» à celui-ci en deux billets l'un sur un M. de Villeray pour la somme de 40 livres et l'autre de pareille somme sur Nicolas Pelletier desquels il se porte garant, le solde restant soit 70 livres Pierre Pelletier s'engageait à remettre au Sieur d'Auteuil à la Saint-Rémi soit le premier octobre de la même année.

Il est donc intéressant ici de noter que Pierre Pelletier connaissait déjà Nicolas Peltier originaire de Gallardon. Ce contrat de concession de terre fût passé devant le notaire romain Becquet en présence de deux témoins Claude de la Serre et Martin Bouffard. Pierre Pelletier ne sachant ni lire ni écrire dessinait les lettres PIP.

C'est le lot numéro 224 du cadastre et propriété actuel de Jean-Paul Côté.

 

Mariage de Pierre Pelletier

Dès son arrivé en Nouvelle-France, il s'installa sur une concession de terre de deux arpents de front par quarante de profondeur de la Seigneurie de Pointe-aux-trembles (aujourd'hui Neuville) qui appartenait alors à Jean Bourdon.

Le 10 décembre 1671 selon le contrat signé devant le notaire Romain Becquet, il épousa Françoise Trochet dit Richard, originaire de Saint-Agnan commune de Grivesnes, arrondissement de Montdidier, évêché d'Amiens en Picardie (Aujourd'hui la Somme. 80300) Elle était la veuve de François Matoret maître tonnelier du même endroit. C'était une fille du Roy. Elle était née en 1641 et fût inhumée le 15 mai 1706 à Neuville, Nouvelle-France. Ils s'établirent à Saint-François de Sales de Neuville. Ils eurent deux fils : Pierre est né en 1672 et Noël en 1675. 

À noter selon ce contrat de mariage, Pierre se déclare le fils de feu Jehan Pelletier. Son père était donc décédé en 1671.

Parmi les parents et amis à la noce se trouvaient Anne Gasnier la veuve de Jean Bourdon qui s'occupait d'héberger les filles du Roi qui arrivaient de France. Il y avait aussi Marie-Anne de Saussaye et le sieur Michel du Parquet et évidemment les deux témoins attitrés du notaire Becquet, Claude la Serre et Martin Bouffard.

L'épouse Françoise Trochet dit Richard possédait trois cent cinquante livres tournoi soit cinquante qu'elle avait reçue du Roi de France en tant que fille du Roi et trois cent qu'elle avait probablement reçues en héritage après le décès de son premier mari François Matoret en Picardie.

Donc pour l'époque Pierre Pelletier mariait une femme quasiment riche d'où peut-être provient le second nom de celle-ci "dite Richard".

C'est ainsi grâce à cet argent que Pierre obtint sa concession de terre à la Seigneurie de Dombourg (Neuville).

En effet, selon la Coutume de Paris qui était le seul code légal en vigueur dans la colonie, les conjoints vivaient en régime de communauté de biens. Cette communauté, premièrement, les rendaient solidairement passibles des dettes contractées par l'un ou l'autre avant et après la bénédiction nuptiale. En second lieu, elle mettait en commun leurs "biens meubles et conquêts immeubles". Par "biens meubles" il faut entendre des articles tels du mobilier, du linge, des ustensiles, des obligations etc... par "conquêts immeubles", des immeubles acquis à titre onéreux, c'est à dire par achat ou dans l'exercice d'une profession ou d'un métier. Les biens de famille, que la Coutume désignait sous le nom de "propres" comprenaient les immeubles échus au mari ou à la femme par succession en ligne directe ou collatérale ou par donation en ligne directe.

 

Pierre Pelletier et Noël Jérémie

Auparavant nous retrouvons Pierre Pelletier dans le recensement de 1666 à titre de domestique pour le Sieur Noël Jérémie qui avait acquis une petite seigneurie à l'Île Patience de 638 arpents en 1662.

Or qui était ce Noël Jérémie ? Noël Jérémie, dit Lamontagne, trafiquant commis à la traite de Tadoussac, fils de Claude Jérémie et d'Hélène Macart, né à Mareuil-sur-Oge, en Champagne (France), en 1629 (d'après le recensement de 1666), en 1636 (recensement de 1667) ou en 1638 (recensement de 1681), décédé en Nouvelle-France entre 1694 et 1697.

Le 29 janvier 1659, peu après son arrivé en Nouvelle-France, Jérémie épousait. à Québec, Jeanne Pelletier. Or cette dernière était la fille de Nicolas Pelletier.

Déjà Noël Jérémie s'intéressait à la traite des fourrures, voyageant chez les nations du Nord en compagnie de son beau-frère, François Pelletier.

C'est dans le village de Pointe-aux-Trembles (Neuville) que décéda Pierre Pelletier le 30 décembre 1694. Il fût inhumé au cimetière de l'endroit le lendemain. Rien ne subsiste de ce cimetière situé derrière l'église, à l'endroit où se trouve aujourd'hui un terrain de tennis.

Deux enfants sont issus du  mariage entre Pierre Pelletier et Françoise Trochet ; Pierre Pelletier (1673-1740) et Noël Pelletier (1675-1748).

 

Noël Pelletier ( 1675 - 1748 ), second fils

Noël est né le 5 décembre 1675 à Neuville et fût baptisé le 6 décembre à Notre-Dame de Québec.

Ce Capitaine de Milice à la Côte de Neuville épousa en premières noces Marie-Angélique Garnier, fille de François Garnier dit Pellerin et de Jacqueline Freslon le 8 février 1700 en la paroisse de Saint-François-de-Sales de Neuville. Marie Garnier était née en 1679 et elle décéda en 1703 à l'Âge de 24 ans après avoir donné à deux enfants : Noël (1700) et Marie-Madeleine (1702).

Le 13 août 1703, Noël épouse en secondes noces Marie-Madeleine Matte, fille de Nicolas Matte et de Madeleine Auvray en la paroisse de Neuville.

Noël fût inhumé le 23 mai 1748 à Neuville.

 


L'ancêtre Pierre Pelletier

 

Auteur : Jean-Denis Pelletier
Publié intégralement dans La Pelleterie, volume 5, no 1 - été 1991. 
Pour commander ce numéro : formulaire de commande.

 

Dernières nouvelles via les recherches d'un descendant :

Suite à la lecture d'une compilation du fichier Origine des baptêmes trouvé en France, je me suis mis à la recherche d'une copie du document qui établissait l'existence d'un frère à l'ancêtre Pierre Pelletier. Existence jusqu’ici oubliée depuis plus de 300 ans.

Après de vains efforts à la Société de généalogie canadienne française (SGCF) pour obtenir les coordonnées du chercheur français qui avait indiqué l’existence du baptême, j’ai décidé de placer une annonce dans le forum de la Vendée de l’Association de Généalogie Française (AGF) en demandant à des collègues généalogistes et chercheurs s’ils pouvaient se rendre aux Archives Départementales (AD) de La Roche-sur-Yon afin de dénicher un acte de baptême fait à la date du 24 juin 1640.

Quelques-uns ont confirmé, via courriels, l’existence de l’acte en question mais aucun n’a été en mesure de faire une photocopie afin d’en fournir la preuve car, semble-t-il, les Archives Départementales n’étaient pas pourvus d’appareils pouvant le permettre. 

Dans le cours de l’année 2002, les Archives Départementales ont numérisé sur un support de CD-rom la majorité des registres des communes de Vendée et ainsi, c’est monsieur Georges Paquet et son épouse qui ont fait les photocopies des actes de baptêmes de Louys et Pierre Pelletier.

Dans ce dernier cas, l’acte de naissance de Pierre n’était inconnu à l’Association et c’est Jean-Denis Pelletier qui en avait rapporté une photocopie lors d’un voyage initial en 1982 à la mairie de Saint-Martin-de-Fraigneau. 

La copie reçue à la fin 2002 provient des registres conservés à Archives Départementales. En effet il existe deux registres, l’un qui se trouve à la mairie, et l’autre aux Archives Départementales.

« L’an de grâce mil six cent trente quatre le 24e jour d’août à été baptisé Pierre Pelletier fils de Jehan Pelletier et de Andrée Pouvereau Et a été parrain Pierre Guillon et marraine Élizabeth Lalie.

                                               Barranger (paraphe)
_______ Pelletier Mil six cent quz  ________
_______ ______ Pelletier »

 

« Le vingt quatrième jour de juin mil six cent quarante ... battizé Louys Pelletier fils de Jehan Pelletier .... Andrée Poumelle [le parrain a été] Louys Bourit et la marraine Catherine Phellipeau par moi Barrangier curé de Saint Martin de Fraigneau »

Photos du village de Saint Martin de Fraigneau

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Le calvaire de l'entrée Est avec de vieux hangars en arrière-plan. (1982)

 

À NOS MORTS 1914-1918

BAUDILLON Auguste
BAUDILLON Paul
BERNAUDEAU Eloi
BOBINEAU Ernest
CHIRON Irénée
COURTIN Cléophas
GARNIER Aimé
GARNIER Maximile
GÉANT Clovis
GIRAUD Octave
GUILLON Dalyminthe

MARS Célestin
MARS Henri
MORTERAIGNE Florent
OLIVIER Achille
POUPONNOT Gaston
POUPONNOT Léopold
POUPONNOT Roger
RENAUDET Georges
SACRÉ Auguste
SACRÉ Émile
VEQUAUD Maurice
VINCENT Jean


À NOS MORTS 1939-1945
BOUTET Roger
OLIVIER Paul
VÉQUAUD Maurice

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Monument aux morts des deux grandes guerres. (1982)

 

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Une rue à Saint-Martin de Fraigneau. (1982)

Voici quelques photographies de l'église de Saint-Martin-de-Fraigneau réalisées à l'automne 2001 par monsieur Richard Lebrun et son frère, tous deux descendants des Pelletier de l'endroit via leur mère. 

Photos : © Collection privée de Richard Lebrun. 

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Le petit parvis de l'église qui a vu les baptêmes de Pierre et Louys Pelletier. (2001)

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Vitrail en hommage à Saint-Martin. (2001)

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Vue arrière de l'église. (2001) 

RP04 ChurchFacingAltar

À l'intérieur, vers l'Autel. (2001)

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À l'intérieur, vers le jubé. (2001)

Et à la suite, quelques photos de la commune de Saint-Martin-de-Fraigneau qui ont réalisés en avril 2002 par un collègue généalogiste et son épouse, suite a une demande d'informations placé sur un forum Internet de discussion desservant la Vendée, en France. Sincère remerciement à monsieur Paquet et son épouse pour le temps dévoué.

Photos : © Collection privée de Pascal Pelletier.

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Calvaire à l'entrée Ouest. (2002)

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Calvaire à l'entrée Est. (2002)

 

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Entrée de la commune de St-Martin-de-Fraigneau. (2002)
 

 

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Le village et ses espaces agricoles. (2002)

 

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Vieux puits. (2002)

 

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Un quartier très ancien. (2002)

 

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Le cimetière. (2002)

Dans le document « Histoire de Saint-Martin-de-Fraigneau », publié en août 1983 par Gérard Benneteau, on y retrouve une information importante concernant le cimetière de Saint-Martin-de-Fraigneau.

Suite à des visites à St-Martin-de-Fraigneau par un descendant, nous savions qu'il n'existait aucune trace de Pelletier dans ce cimetière et pour cause car celui-ci à été « ouvert » le 1 janvier 1896. 

L'ancien cimetière, qui devait contenir les ossements remontant possiblement jusqu'à l'époque de Jehan Pelletier, père de Pierre et Louys, fût fermé et mis en vente. Il était situé entre le café et la boulangerie actuelle (en 1983 du moins). 

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Une ferme restaurée. (2002)

 

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La salle des fêtes. (2002)

 

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L'école primaire. (2002)

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Autres prises de vues de l'église. (20020

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La place du village. (2002)

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La mairie de SMF. (2002)

25, rue des Platanes
85200 Saint-Martin-de-Fraigneau
France, CEE.

Téléphone : (02) 51 53 06 91
Télécopie : (02) 51 53 02 07 
Attention de composer les indicatifs interurbains requis au préalable.

Courriel : mairie.stmartindefraigneau@wanadoo.fr 

 


Préambule géographique.

Le ruisseau, ainsi que le rang du Point-du-Jour-Sud, se trouvent immédiatement à l’est de la ville de L’Assomption, sur la rive nord du Saint-Laurent. Cet endroit, de la paroisse de Saint-Pierre du Portage, faisait autrefois partie de la seigneurie de Saint-Sulpice.

 

Il était une fois au Point-du-Jour…

Il y a longtemps, par un samedi de l’an 1774, le 25 juin avant midi, le notaire Daguilhe s’est rendu en la maison de pierre de Charlotte Chavigny dite Durand et de Jean-Baptiste Pelletier afin de prendre en note et faire lecture d’un accord de famille. 

Un accord qui déclarait officiellement que le partage convenu en 1770 du bien paternel entre quatre héritiers ; Jean-Baptiste Pelletier fils, François Pelletier, Joseph Pelletier et Angélique Pelletier « autorisée à l’effet des présentes » par son époux Dominique Irebour, avait changé de teneur.

En effet, le fils, Jean-Baptiste Pelletier, en échange d’une terre sise sur la rivière de l’Achigan, renonçait à la terre, et à la maison de pierre, situées sur le ruisseau du Point-du-Jour. 

Au fil des années et au fil des actes notariés qui suivront, ces héritiers ont vendu leur part et c’est en 1789, le 26 septembre, que le passage des Pelletier sur la terre du Point-du-Jour était définitivement devenu chose du passé.

Définitivement ? Non !

Il n’y a pas si longtemps, par un agréable lundi de l’an 2002, le 16 septembre après midi, deux descendants de ces Pelletier sont revenus sur les lieux de leur origine pour visiter la terre située au 101, Point-du-Jour-Sud à l’Assomption.

Les portes se sont ouvertes avec l’aide précieuse de monsieur Marcel Blanchard et de la Société d’histoire de l’Assomption permettant ainsi à Jean-Denis Pelletier et moi, Pascal Pelletier, tous deux accompagnés de nos conjointes, de franchir le seuil du temps et de partir brièvement à la recherche de la trace de nos ancêtres.

Les propriétaires actuels, monsieur et madame Lafortune, nous attendaient devant la maison. Une fois les présentations faites, la reconnaissance du milieu et les photographies d’extérieures prises, monsieur Lafortune raconta comment son grand-père avait été le premier des Lafortune à habiter cet endroit dont la famille précédente, les Debussat dit Saint-Germain, avait transformé la maison en poulailler !

Puis pour un temps, la maison de pierre est devenue un entrepôt pour les foins avant d’être réaménagée et redevenir habitable. L’intérieur ne reflète donc plus ce qu’il était du temps des Pelletier. Où est la trace alors ?

C’est en montant au grenier que l’on découvre ces poutres d’origine qui forment la charpente de la maison. Ces poutres équarries par les constructeurs Pelletier portent encore les traces des coups de haches. Fait remarquable, ces poutres sont reliées grâce à des chevilles en bois. Puis, c’est aussi à cet endroit que l’on peut voir les pierres qui soutiennent les murs de la maison, nous sommes revenus en 1774 le temps d’un moment.

Il suffit de lire le bulletin de la Société d’histoire de l’Assomption, la « Souvenance » volume 14, numéro 2 pour apprendre en détail l’histoire générale de cette maison de pierre qui se tient encore debout malgré ses approximatifs 262 années de loyaux services. 

Mais quelle est brièvement l’histoire de ces Pelletier d’avant 1724 ? 

Le premier habitant du Point-du-Jour, Pierre Pelletier est né à Neuville le 3 août 1673, baptisé le 5 au même lieu. Il est le fils du pionnier et patriarche Pierre Pelletier et de Françoise Trochet dite Richard, fille du Roy et veuve de François Matoret. Son frère, Noël Pelletier, devenu capitaine de milice est demeuré à Neuville et sa descendance, peu nombreuse, se retrouve encore aujourd’hui dans la région de Québec.

C’est ce pionnier Pierre Pelletier qui est arrivé en Nouvelle-France vers les années 1665 / 1666 depuis la commune de Saint-Martin-de-Fraigneau qui existe encore dans la Vendée actuelle. 

Quelles sont les raisons qui ont conduit ce pionnier Pelletier vers les rives du Saint-Laurent ? Mes recherches actuelles n’apportent pas cette réponse qui, peut être, existe encore dans les vieux registres en France. Il suffira d’investir pour aller retrouver là-bas, la trace de l’ancêtre. 

Avant le départ, monsieur  Blanchard s’est fait un devoir de nous amener voir l’autre maison de pierre que l’on retrouve encore au Point-du-Jour Sud, celle où naquit le comédien Hector Charland qui incarna à la radio l’avare Séraphin Poudrier. Cette maison est en bien piteux état et elle ne survivra plus tellement longtemps à nos hivers. Le mur arrière est celui qui va s’effondrer le premier, suivi du toit.

C’est ce qui peut arriver à la maison Pelletier dans un avenir rapproché si rien n’est fait pour sauver ce bâtiment dont la structure de pierre a bien besoin de travaux de consolidation. Monsieur et madame Lafortune ont réussi au fil des années à préserver l’héritage de cette maison dont ils parlent avec beaucoup de fierté mais il faut bien prendre conscience qu’ils ne pourront pas retenir les œuvres du temps indéfiniment.

Qu’adviendra-t’il ensuite de la maison qui a vu naître les ancêtres de la chanteuse Marie-Denise Pelletier, de l’artiste Jean-Paul Riopelle ou encore de monseigneur Maurice O’Bready pour ne citer que ceux qui, parmi les plus connus, sont à ma mémoire au moment d’écrire ces lignes?

La société dans laquelle nous vivons aujourd’hui permet à ses gouvernements de dépenser des millions de dollars annuellement en publicité pour nous rappeler qui nous sommes. Mais pourquoi perdons-nous notre temps à nous définir de cette façon s’il risque de ne rien subsister de notre passé pour y asseoir les bases de notre avenir ? 

L’avocat du Diable, ou le ministre des finances, affirmera que la collectivité préservera toujours et du mieux qu’elle le désire les grands édifices encore utiles et à la vue de tous tels que les églises, les presbytères, les collèges ou les vieux bistrots. À la fin du jour, il oubliera de mentionner que pour construire ces édifices, il a d’abord fallu apprendre à bâtir des maisons de pierre.

 

Pascal Pelletier
St-Amable

 


Il était une fois au Point-du-Jour

 

Auteur : Pascal Pelletier
Publié dans La Pelleterie, bulletin 48, volume 16, No 4 - hiver 2002. 
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Pascal Pelletier aux portes de St-Martin-de-Fraigneau (17 juillet 2005)


Depuis 2002, j’ai une correspondance par courriel avec un collègue généalogiste qui, avec son épouse, passe généralement les vacances dans sa petite maison d’été de la commune de Boisse, située à quelques km de St-Martin-de-Fraigneau.

Grâce à cette proximité, ils m’ont souvent aidé à obtenir des copies de documents reliés à l’ancêtre Pierre Pelletier et aux autres Pelletier ayant vécus durant la même période à St-Martin-de-Fraigneau.

En début d’année, et en prévision de notre voyage en France, il décida de téléphoner à la mairie afin de s’enquérir d’une personne ressource pouvant me rencontrer pour nous expliquer comment pouvait avoir vécu l’ancêtre et comment la commune s’est développée jusqu’à nos jours. C’est une dame qui a répondu à l’appel.

Madame Bély, historienne et amie d’enfance du maire, nous a confirmé dernièrement que ce dernier reviendrait expressément de vacances pour me rencontrer. Il était ravi de constater que dans sa petite commune, un de ses anciens habitant avait laissé une grande descendance en Amérique, ce qu’il ignorait totalement.



21 juillet 2005

La rencontre avec le mairie fût planifiée dans les jours précédant mon départ. Outre le président, Denis, et le nouvel éditeur de la revue, Jean-Denis, lui aussi descendant de Pierre, les membres du conseil d’administration de l’association n’ont pas été informé.

Sur place, je ne croyais y rencontrer que monsieur le maire et madame Bély. Quelle erreur ! Ces derniers s’y trouvaient certes mais des conseillers municipaux aussi. Parmi eux, Monsieur Marcel Pelletier, ancien conseiller municipaux de la commune était présent. Il n’a pas été en mesure de me parler de sa généalogie, ce n’est pas un sujet qui a retenu ses passe-temps. Il était toutefois ravi de rencontrer un « cousin » Pelletier du Québec.

En tout, une douzaine de personnes nous attendaient à la mairie ce matin là et j’ai réalisé après de longues minutes que les questions que l’on me posait sur Pierre l’étaient par deux journalistes du Vendée Matin et du Ouest France. Alors, sans mes notes personnelles, j’ai narré ce que je savais de ce bon vieux Pierre, de son établissement en Nouvelle-France et de sa descendance majoritaire que l’on rencontre aujourd’hui dans la région de l’Assomption.

Une fois la photo officielle faîte et après le départ des journalistes, ce fut le temps du vin d’honneur, un Sauterne, à la mémoire de Pierre et au retour officiel de ses descendants sur le sol qui l’a vue naître.

Ayant prévu le coup, j’avais apporté des cadeaux à titre personnel. Pour madame Bély, puisqu’elle nous a facilité l’ouverture des portes de la mairie, je lui ai remis une compilation des œuvres de Gilles Vigneault. Et pour monsieur le maire, le premier tome « Histoire populaire du Québec » de Jacques Lacoursière. Ils étaient visiblement surpris et émus de recevoir un cadeau.

C’est alors que j’ai saisi l’occasion pour demander au maire s’il pouvait explorer la possibilité, avec les conseillers municipaux dont la majorités étaient présent, de perpétuer selon la façon qu’ils jugeraient à propos, la mémoire de Pierre Pelletier. Que ce soit par une plaque, un monument ou une rue. Et qu’il me ferait bien plaisir de revenir rapidement en France pour assister au dévoilement.

J’ignore ce qu’il adviendra de ma demande, mais je crois que l’idée de nommer une rue au nom de Pierre Pelletier à obtenu le plus de votes spontanés. Monsieur le maire semblait également en faveur de cette idée. Il devrait me faire parvenir une lettre à la fin des vacances à ce sujet.

La rencontre s’est poursuivie lorsqu’il m’a apporté les registres originaux afin que je puisse voir de visu les actes de baptême de Pierre et de son frère Louys. Actes que j’ai rephotographiés en pleine résolution numérique.

Avant de partir, monsieur le maire m’a bien fait comprendre de revenir aussi souvent que je le voulais à St-Martin-de-Fraigneau car j’y étais bienvenue et un peu chez moi.

Pascal Pelletier (St-Amable, août 2005)

M. le maire Bernard Guérin, Pascal Pelletier et Madame Bély.

 

Lecture des registres (originaux)

 

 

Pascal et Marcel Pelletier, ex-conseiller municipal de St-Martin-de-Fraigneau

 


Une visite à St-Martin-de-Fraigneau (juillet 2005)

 

Auteur : Pascal Pelletier
Publié dans La Pelleterie, bulletin 48, volume 19, No 3 - automne 2005 
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